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Jacques Cartier fait voile le long du Saint-Laurent en 1534 avec 3 vaisseaux français à l'endroit de la future ville de Québec

Mais quittons les « Trois Rivières » et le St Maurice pour arriver par le St Laurent à Montréal, la métropole du canada aujourd’hui ; en 1534 l’humble village indien que visita Jacques Cartier est le terminus du grand steamer l’Europe car les rapides qui barrent le St Laurent en amont de la ville s’opposent à la grand navigation cependant des canaux permettent de contourner ces obstacles et de communiquer par eau avec les grands lacs et les populeuses citées les bordant. Montréal est donc l’entrepôt forcé des vastes régions de l’ouest; aussi cette cité ne cesse-t-elle pas de grandir. Mais la ville non plus que ses 250 000 habitants commencent à s’éloigner du type exclusivement français de Québec : ici, on s’est inspiré dans les nouveaux quartiers du genre monotone mais pratique des villes a des États-Unis dont chacun connaît la disposition en damier avec larges rues sillonnées de tramways. La vieille ville française s’étage des bords du St Laurent au sommet d’une colline allongée assez abrupte ; sur le sommet s’élèvent les principaux monuments ; au-delà, les pentes sont un peu plus douces et se couvrent de quartiers neufs déjà sur une très grande surface de terrain. Le célèbre Montréal sera bientôt englobé, au moins à sa base, par ces habitations et l’on peut gagner son sommet par d’excellentes routes et un chemin de fer incliné.
Du haut du Mont Réal par un temps clair, la vue est splendide : au nord, la longue chaîne brumeuse des Laurentides qui passe sous une des plus anciennes assises solidifiée de notre globe ; à ses pieds, la ville et sa longue colline où les monuments anciens et modernes s’élèvent avec majesté puis l’immense fleuve (ayant encore 1500 mètres de largeur) dont l’œil suit au loin le cours par les teintes argentées qu’il reflète.

Un peu au dessus de Montréal, les rapides de Lachine où les eaux du St Laurent sortent de leur calme imposant et se précipitent d’une roche sur l’autre, écumantes, comme furieuses et tonnantes pendant que de légers steamers dirigés par des pilotes indiens ne craignent pas de s’y aventurer pour y conduire les touristes avides d’émotions, mais, partout ailleurs et au loin, l’œil se perd sur une vaste plaine d’où, ça et là émergent, semblables au Mont Réal, des îlots montagneux tels que le Mont Belœul, St Hilaire et autres. Le Mont Réal, lui, nous parait formé d’un amphibolite tantôt à grains fins, tantôt à superbes cristaux de horoblende et tels que j’en avais rencontré seulement à la Nouvelle Calédonie ; des zones quartzeuses, recoupant ces amphibolites, les durcissant par place sont sans doute la cause que la résistance  que ces sommets ont offert à la dénudation, à l’érosion qui, avec les efforts du temps, ont réduit le pays au niveau plus bas qu’il connaît aujourd’hui. Les pointes montagneuses émergeant ça et là de ces vastes plaines restent comme un témoignage  de l’existence d’anciens reliefs.

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