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Prospection (page 2)


Voici enfin ce qui concerne le nickel : C'est le long de la Dumbéa mais aussi dans la région du Mont d'or comme on le voit sur la carte géologique qui accompagne l'Étude citée en début de cet article qu'il note : "…la présence de silicates magnésiens fortement imprégnés d'une substance nickélifère verte qui les colore et que, jusqu'a ce jour, on avait prise pour du chrome qui, d'habitude est abondant dans le quartz lui-même… Le nickel se rencontre aussi dans les mêmes conditions, accompagnant des serpentines noirâtres, avec des nodules de matière verte ; à Kanala, le nickel se montre colorant fortement un silicate magnésien.


Il sera d'un haut intérêt d'étudier plus complètement les gisements de nickel en Nouvelle Calédonie et de voir si l'industrie ne saurait point tirer parti de ce métal dont le prix, comme on le sait est assez élevé et dont l'emploi, cependant offre tant d'avantages dans certains cas. " Cette citation est datée de mars 1867. JJGarnier ajoute (" L'Aluminium et le Nickel Conférence devant l'association française pour l'avancement des sciences. P. 15 & 16) : "…La couleur de ces roches vertes m'y fit soupçonner la présence du nickel d'autant plus que je m'étais assuré que cette coloration n'était pas due au cuivre. Je rapportai en France un certain nombre de spécimens de cette roche verte et les savants auxquels je les présentais : MM. Jannetaz qui m'aidait dans le classement de mes collections et Terreil, chimiste au Muséum, ne tardèrent pas à m'assurer que j'avais découvert un véritable minerai de nickel.

Alors que j'étais encore en Nouvelle Calédonie, j'avais fait parvenir au professeur Dana, minéralogiste célèbre, quelques échantillons de ce curieux minéral ; il voulut bien les étudier de très près. Ces études l'amenèrent à constater que c'étaient là des hydrosilicates de nickel et de magnésie à composition définie, mais plus ou moins mélangés d'une gangue ferrugineuse et siliceuse. [ (Ni, Mg)3 Si 2 O5 (OH)4] Le minerai était nouveau, Dana en publia la description dans sa cinquième édition de minéralogie en 1874 et voulut bien donner mon nom à ce minerai…". *

Ceci n'empêche pas de pseudo-historiens ou des journalistes pressés et approximatifs de présenter un certain Coste, mineur aventurier, comme l'inventeur du nickel pour avoir déclenché une demande de concessions dans ces sites préalablement bien répertoriés comme on vient de le voir au pied du Mont d'Or et d'en faire "le roi du nickel". D'autres royautés ont été distribuées comme celle de John Higginson, affairiste de génie dont sa biographe considère que son action n'est motivée que par la recherche de profits rapides et qu'au total, elle a été négative pour la colonie. Le minerai une fois inventé et clairement identifié, il convient : 1° d'en définir l'utilité dans la métallurgie de façon convaincante pour tous et 2° de mettre au point les procédés industriels de fusion et d'affinage. C'est à quoi s'est employé aussitôt JJGarnier.

* S'il fallait créer là un thème de controverse, il suffirait, pour y voir clair, de consulter à la Bibliothèque de L'École des Mines de Paris le " Bulletin de la Société des Industries Minérales " et l'article de 1892 de Félix Benoît, Ingénieur, Contrôleur des Mines, ancien chef du Service des Mines de Nouvelle Calédonie, article intitulé : "Étude sur les Mines de Nickel de la Nouvelle Calédonie " de la page 714 à 812.

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