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Usines et industrie (page 5)

Nous allons évoquer, sans la possibilité de nous y attarder, tour à tour :
Le métro aérien de Paris,
La nitroglycérine,
Le Dianémomètre de MM. Deprez et Jules Garnier,
La lithographie du fond des mers,
Les migrations polynésiennes…
Autant de travaux et d'études auxquels s'est consacré Jules Garnier à différentes périodes de sa vie. Le regroupement de ses thèmes n'est incongru qu'en apparence car on y retrouve la même passion pour affronter un défi concret à relever méthodiquement.


1° Le Métro de Paris L'ordre du jour de la séance de la Société des Ingénieurs civils du 06.03.1885 portait très exactement sur la discussion sur le projet de Métropolitain à voies superposées que M. Jules Garnier venait de leur exposer et sa mise en balance avec un autre projet. Le Président concluait sur l'insuffisance de l'enquête au point de vue des préférences de la population et de l'édilité parisienne pour l'un ou l'autre projet et le fait que cette discussion restait ouverte. L'exposé, complété de coupes, de vues et de plans, s'articule autour des dispositions de la construction, de l'étude du matériel roulant, des gares et stations, de la composition du réseau avant d'établir le devis estimatif des dépenses et une comparaison avec les métros de Londres, de Berlin, de New-York et de Philadelphie. Ici encore il me paraît préférable d'écouter l'auteur :

"La question de l'établissement d'un réseau de chemin de fer dans Paris est ouverte, comme on le sait, depuis 1871. Pendant cette période de près de quatorze ans ce grave sujet a donné lieu à diverses reprises à de sérieuses discussions auxquelles ont pris part les ingénieurs les plus compétents et de nombreux projets, relatifs à la solution qu'il réclame, se sont produits On serait en droit,, d'après cela, de supposer que tout a été dit sur la question, que la lumière est faite sur tous les points et qu'il n'y a plus qu'à se mettre à l'œuvre. Les choses, cependant, ne nous paraissent pas aussi avancées. Le problème à résoudre est des plus complexes et les ingénieurs qui l'ont étudié non pu se mettre d'accord que sur un petit nombre de points; on peut dire même que l'accord unanime n'existe que sur un seul, à savoir : que les moyens de locomotion dans Paris ne répondent plus aux besoins du public et qu'il y ait lieu d'en créer d'urgence de nouveaux. La question capitale, celle de savoir si le chemin de fer à créer doit être établi en dessous ou au-dessus du sol, n'est pas encore élucidée car, jusqu'ici, aucun projet ne s'impose dans un sens ou dans l'autre... Notre principe de superposer les voies dans le but d'obtenir des constructions plus économiques et de restreindre la place occupée par un ensemble de voies traversant une grande ville n'est pas nouveau d'après les recherches auxquelles nous nous sommes livrés depuis que nous y avons pensé nous-mêmes. Toutefois n'avons trouvé nulle part les dispositions spéciales que nous proposons pour résoudre simplement la continuité du mouvement des trains dans les deux sens, c'est-à-dire alternativement sur les deux plates-formes; non plus que la solution du cas ou deux tracés du réseau ferré se coupent ; ni, enfin la solution par deux plates-formes superposées formant une ceinture continue ne nécessitant pas le passage des trains de la voie d'aller à la voie de retour."

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